La
pensée apparaît par la frustration. Quand le nouveau-né a faim, sa
mère vient immédiatement le nourrir. Le bien-être revient, tout
seul, de façon « magique ».
A un
moment, la mère va inévitablement être « en retard » :
la faim fait souffrir, elle envahit le nourrisson avec son cortège
de peurs du néant et d’angoisses de mort …
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Comment se
rassurer ?
Simplement
en se remémorant le sein maternel, qui vient calmer la faim, et qui
donne le plaisir de téter et de se nourrir.
Le simple
fait de se rappeler est le premier acte de la pensée.
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Les fois
suivantes, où le nouveau-né se retrouve encore dans la frustration,
il va tout naturellement continuer à se remémorer l’objet de son
désir, l’évoquer, le fantasmer, tout en l’appelant, en disant
ce qu’il désire (même si les adultes n’entendent que des cris,
il s’agit bien d’une parole). Et à chaque fois, le sein (ou le
biberon) arrive !
Tout nouveau-né en
arrive à cette conclusion - d’ailleurs parfaitement logique vue de
son angle :
penser =
dire = faire
Cette
équation est exactement ce qu’on appelle la pensée magique. Elle
vient du temps où nous étions nouveaux-nés, et peut perdurer …
toute une vie !
Voilà
pourquoi des enfants vont culpabiliser, par exemple lors d’un
divorce : une petite fille amoureuse de son papa, et en rivalité
avec maman, va bien sûr souhaiter qu’il quitte la rivale ! Si
les parents se séparent à ce moment-là, ça valide que penser =
dire = faire, car un enfant est égocentrique, et se croit
tout-puissant.
Adulte,
chaque fois que nous nous conduisons de façon à valider cette
équation, il faut alors chercher en nous le bébé « tyrannique »,
égocentrique et tout-puissant
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