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Stress, anxiété, échec scolaire,
absence de communication, éclatement des valeurs familiales,
absentéisme des adultes conduisent peu à peu nos enfants sur le
chemin du néant et de la violence
Violence sur les autres, violence sur
eux même
Problématique qui nous conduit
immanquablement à nous poser une question primordiale.
Qu'est ce que la violence ? La
violence est une force a laquelle nul ne peut échapper-fondatrice de
l'être humain-frapper-voler-tuer est violent-ne rien dire, ne rien
faire est tout aussi violent selon les situations
Ne rien pouvoir faire, ne rien pouvoir
dire est une violence qui se tourne contre soi ou contre l'autre.
Dans toutes les civilisations la
violence est innée en l'homme, elle existe en chacun de nous à
l'état naturel.
Un nouveau né ne nait que par la
coupure d'avec la mère que représente l'accouchement.
L'accouchement pour l'enfant est violence.pas de vie sans une
mort préalable, sans une rupture avec quelqu'un ou quelque chose.
L'adolescence est un âge charnière
pour le jeune.qui est devant lui pour répondre a ses
questionnements ?
Qui lui a donné les moyens de parler,
de dire ses peurs, ses angoisses ? De se dire ? Qui peut
l'entendre ?
Quelles réponses à ses angoisses ?
S'il ne trouve personne,
malheureusement pour étouffer ses angoisses, ses cris ou tenter d'y
répondre il va recourir a toute une somme de moyens : fugue,
delinquance,depression,echec scolaire, vol, violence, échec de vie,
mort……voire s'incorporer a un groupe « normal, dans le
groupe il y a une loi et presque comme une famille qui existe »qui
sonne juste a son oreille, « le leader était comme moi
avant », il en connaît un rayon sur les adultes absents, qui
n'entendent rien, ses parents exploités qui ne croient plus en
rien ni en personne ni en eux-mêmes ».*
« Le leader m'a appris que je
pouvais avoir ma part de gâteau, qu'il n'y a qu'a la prendre
tout simplement à l'arrache, en plus niveau loi il s'y connaît,
il sait combien tu prends pour un scooter volé, un sac, une voiture,
si tu deales.il m'a donné une place « tu seras la loi,
tu feras la loi » il connaît les ficelles, les moyens ».
Le suicide est aussi une « réponse ».
Chaque année plus de 40000 jeunes de 15 a 24 ans tentent de se
suicider.23°/° des garçons et 35°/° des filles de 11a19ans
disent avoir pensé au suicide et ont pour point commun :
l'impossibilité d'être écouté.
Les tentatives de suicide se font de
plus en plus jeunes : 8 ans
Quelles explications donner à ce type
de comportement ?
Les instincts (ou les pulsions) de
l'homme, selon Freud se ramènent a 2 catégories. Ceux qui veulent
unir et conserver : EROS
Ceux qui veulent détruire et tuer :
THANATOS
Aussi indispensables l'un que
l'autre, c'est de leur action conjuguée que découlent les deux
concepts, Amour et Haine en les condensant dans le terme
« d'énamoration », la Haine étant antérieure a
l'Amour. Cette haine nait de l'absence de l'autre ou de l'image
que renvoie l'autre.il s'agit là d'une violence de
l'imaginaire qui trouve sa source dans le mirage narcissique.
L'agression n'est que le
retournement contre l'autre de la haine de soi-même, de cette
pulsion de mort découverte par Freud, si choquante et qui est au
cœur de notre vaine quête de l'absolu.
Une autre approche sociale insiste sur
la violence en tant que mal être dans une société dont on conteste
les normes. Il s'agit là d'une violence institutionnelle.
Toute vie collective suppose des règles
qui, si elles ne sont pas acceptées, entrainent la violence,
violence qui est à la fois constitutive et destructrice de la norme.
Sans norme pas de violence, sans violence pas de norme.
La violence destructrice est
l'expression de l'affirmation du moi ; en ce qui concerne le
devenir social du groupe, si elle est l'indice d'un mal être,
elle est a contrario une manifestation d'un vouloir être.
La violence constructive est
l'expression d'un moi social qui veut se réaliser au travers
d'une construction sociale à laquelle il participe.
Une société sans violence serait une
société sans vouloir construire, sans rêve d'un monde meilleur.
Winnicott dit : « on
fabrique un bébé et on récolte une bombe » nous sommes tous
enseignants et parents de quelqu'un, ne l'oublions pas !
Kalil Gibran nous rappelle que :
« vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et
filles de l'appel de la vie à elle-même. Ils viennent à travers
vous mais non de vous……. »
Réinstaurons des règles donnant le
sens de la nécessité de la loi.
Rétablissons une politique de sanction
de l'enfant lorsque ces règles sont transgressées.
Il faut savoir punir un enfant qui le
mérite et a la « juste dose » et lui faire comprendre
qu'il ne peut tout se permettre.
Déterminez avec fermeté les valeurs à
respecter et dont on ne peut transiger et expliquer pourquoi. Donnez
un sens à vos mots et vos comportements.
Eduquez l'enfant à la reconnaissance
de l'autre, à l'acceptation de sa ou ses différences, au
respect de l'autre par l'éducation de la tolérance.
Et surtout, apprenez lui a se regarder,
a s'écouter ; a se dire et je dirais encore regardez-le,
écoutez-le, il vous apprendra sur vous-même, il vous aidera à
grandir aussi, mais l'essentiel : AIMEZ LE, c'est une
personne à rencontrer.
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