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Par
Sylvie
Je
vais tenter de réfléchir à toutes les étapes qui m'ont amenée
à désirer un enfant avec tous les sentiments d'espoir et de
désespoir qui ont changé ma vie.
Avoir
un enfant ? Cette question s'est posée avec l'évolution du
couple. Après 8 ans de vie commune, nous avons eu besoin de nous
occuper d'un bébé, de lui donner de l'amour, de partager la vie
quotidienne, de transmettre, de donner de la tendresse. Pour mon
mari, on peut parler d'une révélation, la concrétisation du
mariage, le début d'une nouvelle vie. On n'est pas dans
l'égoïsme, mais le partage d'une vie. Est-ce que le désir
d'enfant est naturel ou bien naît-il d'une maturité entre deux
personnes de sexes opposés ?
Le
jeune couple a voulu penser à l'accueil financier et matériel de
l'enfant, mais est-ce que c'est vraiment important d'attendre ?
On
veut finir ses études et réussir, on veut sortir, puis on veut
disposer d'argent pour « profiter » (voyager,
s'habiller, avoir la voiture). Notre carrière professionnelle se
dessine peu à peu. On ne veut manquer de rien et taper très haut.
L'ambition du jeune est-elle compatible avec un désir d'enfant ?
N'est-il pas partagé entre les souhaits de sa famille qui le
pousse à « réussir sa vie professionnelle » et ses
propres désirs ? Peut-on concilier projets familiaux et projets
professionnels ? Une femme peut-elle trouver du travail avec un
désir d'enfant ? Il faut voir les réalités du marché de
l'emploi, c'est le parcours du combattant et c'est
quasi-incompatible.
Ces
questions sont légitimes et envahissent la vie quotidienne pendant
des mois, pendant des années, de longues années…Toutes ces étapes
nous permettront-elles de mieux accueillir notre enfant et faut-il
les subir ?
La
question physiologique est d'abord animée par la peur du
changement dans notre corps (peur de grossir, peur de
l'accouchement…).
Il
y a aussi l'acte d'amour : génération condamnée de la
capote et de la pilule, on croit défier le temps pour choisir le
moment opportun d'avoir un enfant. Il suffirait d'arrêter
l'usage des préservatifs pour « tomber enceinte ».
Pourquoi
n'explique-t-on pas au couple qu'il n'y a pas seulement la
magie de l'ovulation et de la fécondation ? Il n'y a pas
que la nature que fasse les choses !!! Alors, il faut la
bousculer, prendre sa température, avoir des rapports sexuels
quotidiens, tout en essayant de concilier le désir. Dur dur de faire
un bébé !!
L'envie
d'avoir un enfant est le résultat d'une maturation de l'esprit.
Quand on est déterminé et qu'on ne comble pas ce désir, c'est
une torture de l'esprit. Une souffrance qui ne sera assouvie que
par l'attente d'un bébé. C'est si long ! On voit des
bébés partout : à la télé, dans son entourage, en faisant
les courses. On imagine et on attend ce changement, ce n'est pas
un caprice, on a l'impression que ce changement n'arrivera
jamais, que rien ne changera et on se dit que l'on ne veut pas
vivre comme ça.
Les
cris des bébés doivent être doux ! Le contact physique doit
être magique ! Ses regards doivent être si craquants qu'on
resterait des heures à se regarder, pour mieux se connaître. Lui
donner le sein pour sa survie, c'est peut-être déjà aimer la vie
et la remercier tous les jours d'être venu au monde.
Le
désir d'enfant, ce n'est pas seulement l'imagination d'avoir
« un bout de chou ». C'est réfléchir à l'éducation
de son enfant. Va-t-on être à la hauteur ? Il n'y a pas de
guide pratique, la bible n'est pas un manuel d'éducation. Tous
les parents ne doivent pas connaître les besoins de l'enfant, ses
droits…un accompagnement parental ne serait pas absurde, il serait
vital pour la survie de l'enfant. Il éviterait bien des erreurs,
il ne fausserait pas les règles de la vie. Il rendrait les enfants
plus autonomes, plus libres, avec moins de problèmes, moins de
difficulté à vivre sa vie d'adulte. On aurait moins de difficulté
pour donner la vie et devenir mère à son tour.
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